Lutte contre le moustique tigre : adoptez les bons gestes !

Identifié pour la première fois en France en 2004, le moustique tigre est désormais présent dans 64 départements, dont le Jura.
Particulièrement nuisant car piquant principalement le jour, cet insecte originaire d’Asie du Sud-Est est vecteur potentiel de maladies telles que la dengue ou le chikungunya. Les cas groupés de ces pathologies observés depuis quelques années dans le Sud de la France montrent que le risque de transmission en métropole n’est pas négligeable.

Les sites de reproduction du moustique tigre sont en grande partie fabriqués par l’Homme : les femelles pondent leurs œufs à la limite des eaux stagnantes que l’on peut retrouver directement au sein des cours, balcons et jardins de nos domiciles privés : seaux, vases, soucoupes, fûts et citernes, écoulements de gouttières, pneus, boîtes de conserve…

Pour limiter le développement du moustique tigre, une solution : le priver d’eau en quelques gestes simples. Couvrir les réserves d’eau, vider les matériels de jardins, seaux, arrosoirs, etc. et jeter les déchets pouvant retenir l’eau restent les moyens les plus efficaces pour se protéger de cet insecte.

Des actions de prévention sont aujourd’hui initiées pour suivre l’extension des zones de répartition du moustique tigre, dont la surveillance est assurée par l’EIRAD (Entente Interdépartementale Rhône-Alpes pour la Démoustication), établissement public missionné par l’Agence Régionale de Santé Bourgogne Franche-Comté.
Cette surveillance sera établie par l’intermédiaire de pièges pondoirs sentinelles qui seront prochainement installés dans 8 communes jurassiennes dont Lons-le-Saunier, Montmorot et Perrigny et qui feront l’objet d’un protocole de suivi régulier. Le principe est de capturer les œufs des moustiques pondus dans ces pièges et de les analyser pour vérifier qu’il ne s’agisse pas d’œufs de moustique tigre, auquel cas une expertise plus fine permettra de confirmer l’implantation pérenne de l’insecte sur le secteur.