L’assainissement concerne l’ensemble des techniques d’évacuation et de traitement des eaux usées, depuis la collecte via les réseaux jusqu’au traitement puis au rejet dans le milieu naturel.
Le réseau de collecte est constitué de :
- 156,1 km de réseau unitaire (hors branchements),
- 90,2 km de réseau séparatif d'eaux usées (hors branchements),
- 6.6 km de réseau de refoulement.
Soit un linéaire de collecte total d’environ 252,9 km.
(données issues du RPQS 2024)
La Régie Assainissement d’ECLA exploite 2 usines de traitement des eaux usées ; l’une située à MONTMOROT, l’autre à COURLAOUX.
1 - Le système «Vallière»
Ce système collecte et transporte les effluents des huit communes suivantes :
- Revigny
- Conliège
- Montaigu
- Perrigny
- Chille
- Villeneuve-sous-Pymont
- Lons le Saunier
- Montmorot
Les effluents sont traités à la station d’épuration située sur la commune de MONTMOROT.
Afin d'acheminer les eaux usées jusqu'à la station d’épuration, 9 postes de refoulement sont présents sur le réseau.
Le système de collecte, unitaire à 76 %, s'étend sur 200 km. Les canalisations les plus anciennes sont des ouvrages en pierre datant du 19ème siècle. Les collecteurs les plus gros font 3,2 mètres de diamètre.
Ce système est équipé de nombreux déversoirs d'orage dont 5 sont soumis à auto-surveillance.
Le réseau principal transite le long de la Vallière. Un second émissaire chemine le long du Solvan, raccordant ainsi les communes de Villeneuve-sous-Pymont et de Chille.
Les effluents sont acheminés jusqu’à la station d’épuration de Montmorot d’une capacité de 44 000 équivalents-habitants.
2 - Le système «Sorne»
Ce système collecte et transporte les effluents des huit communes suivantes :
- Vernantois
- Moiron
- Macornay
- Courbouzon
- Messia-sur-Sorne
- Courlans
- Chilly-le-Vignoble
- Frébuans
- Courlaoux
Les effluents sont traités à la station d’épuration située sur la commune de COURLAOUX.
Afin d'acheminer les eaux usées jusqu'à la station d’épuration, 8 postes de refoulement sont présents sur le réseau. Le système de collecte, unitaire à 32 %, s'étend sur 120 km. Il est équipé de 35 déversoirs d'orage dont aucun n’est soumis à auto-surveillance réglementaire.
Le réseau principal transite le long de la Sorne.
La station d’épuration de Courlaoux a une capacité de 7 000 équivalents-habitants.
3 - Comment fonctionne l’assainissement collectif ?
L’utilisation de l’eau par l’homme, pour des usages domestiques ou industriels, est le vecteur de nombreuses pollutions. Son rejet dans le milieu naturel peut avoir à court ou long terme des conséquences sur la santé, l’hygiène publique et l’environnement. Il est donc nécessaire d’assainir ces eaux usées avant tout rejet dans le milieu naturel. Ainsi, la qualité de l’eau captée en nappe souterraine ou en cours d’eau, passe par la mise en place de systèmes d’assainissement performants.
L’assainissement revient à collecter les eaux usées et à les transporter vers les stations d’épuration afin d’y être traitées avant un rejet dans le milieu naturel.
Le réseau d’assainissement sert à évacuer les eaux usées vers les stations d’épuration. Il permet avant tout de préserver la qualité des eaux souterraines et superficielles, en évitant l’évacuation directe des eaux usées dans le milieu naturel.
L’assainissement collectif est particulièrement adapté aux zones de densité de population importante. Il peut être:
- soit unitaire: système de collecte des eaux usées où toutes les eaux (eaux usées domestiques et eaux pluviales) transitent par une seule et même canalisation et se mélangent. Ce type de réseau présente l’inconvénient majeur d’être vite saturé en cas de fortes pluies : si le débit est trop important, une partie des eaux usées pourrait être déversée dans le milieu naturel sans avoir été traitée. Pour cette raison, en France, les réseaux unitaires sont progressivement remplacés par des réseaux séparatifs.
- soit séparatif: permet de collecter séparément les eaux usées domestiques (WC, salle de bain, cuisine, …) qui sont dirigées vers un réseau public spécifique pour y être traitées, et les eaux pluviales (eaux de ruissellement, de toitures, de surverse de mare, de drainage, …) qui retournent dans le milieu naturel par un second réseau.
le point bas, où se trouve généralement la station d’épuration). Les eaux usées passent donc par des postes de relevage. Ce sont des regards équipés de pompes immergées qui remontent le niveau de l’eau afin de lui permettre de continuer son chemin vers le centre de traitement des eaux usées.
Les eaux usées désignent les eaux souillées provenant des habitations ou des industries, collectées et évacuées par le réseau public d’assainissement. On distingue les eaux usées domestiques qui proviennent des habitations, constituées des eaux vannes (toilettes) et des eaux ménagères (lavabos, douche, cuisine, lave-linge, etc.) ; et les eaux usées industrielles ou agricoles dénommées «effluents non domestiques».
A SAVOIR : L’assainissement collectif est obligatoire dès lors que les habitations sont desservies par un réseau public d’assainissement.
Une station d’épuration est une installation destinée à épurer les eaux usées domestiques ou industrielles, ainsi que les eaux pluviales dans le cas d’un réseau unitaire, avant d’être rejetées dans le milieu naturel. Le but du traitement est de séparer l’eau des substances indésirables pour le milieu récepteur.
Une station d’épuration est généralement installée à l’extrémité d’un réseau de collecte. Elle peut utiliser plusieurs principes: physico-chimiques et/ou biologiques. Le plus souvent, le processus est biologique, faisant intervenir des bactéries capables de dégrader les matières organiques.
Une station d’épuration rassemble une succession de procédés qui permettent, petit à petit, de purifier l’eau. La pollution retenue dans le centre de traitement est transformée sous forme de boue.
- Les prétraitements (1): arrivées au centre de traitement, la première opération consiste à faire passer les eaux usées:
* à travers le dégrilleur (2) qui récupère les gros déchets,
* puis par le dessableur (3) qui récupère les sables,
* enfin par le dégraisseur qui récupère les corps gras.
- Le traitement biologique (4): une fois la première étape effectuée, l’eau doit être dépolluée. Cette pollution est éliminée par des micro-organismes qui s’en nourrissent. En leur apportant de l’air, les bactéries se multiplient jusqu’à constituer des boues liquides.
- La clarification (5): les boues passent dans le clarificateur qui dissocie l’eau claire des boues qui se déposent dans le fond du bassin. L’eau désormais assainie est alors rejetée dans son milieu naturel.
- Les analyses avant rejet des eaux traitées (6) : enfin, l’exploitant de la station d’épuration va se livrer à une série de mesures pour évaluer l’efficacité de l’épuration de l’eau et du traitement des matières produites par l’épuration, comme les boues.
Il va aussi s’assurer du respect des normes de rejets établies par une réglementation nationale et européenne, et surveiller l’ensemble de l’installation pour détecter d’éventuelles anomalies.
Un rapport de fonctionnement contenant ces mesures est établit et transmis à la Police de l’eau et à l’Agence de l’eau.
- Le traitement des boues (7-8): les boues récupérées sont d’abord égouttées puis pressées, et stockées pour être ensuite servies pour épandage ou évacuées sur une plateforme de compostage ou détruites par incinération.