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Politique de l’eau

La réserve essentielle en eau potable de Lons-le-Saunier et de ses environs se fait à partir de la nappe alluviale captée sur la commune de Villevieux.
Ce captage et sa distribution sont gérés directement par le service des eaux de la ville.
1 800 000 m3 sont prélevés en moyenne par an.
 

Puit de captage de Villevieux
 
Préserver la qualité de cette ressource en eau est au centre de la politique sanitaire et environnementale municipale.

Quand en 2009 ce captage est classé parmi les 507 captages prioritaires au niveau national, il hérite du nom de captage Grenelle et bénéficie à ce titre d’un nouvel outil pour élargir la protection sur l’ensemble du bassin versant d’alimentation, à l’amont et en complément de la déclaration d’utilité publique qui protège des périmètres ciblés autour des puits.

Agir pour éviter la production de pollutions diffuses (pesticides, nitrates, rejets domestiques,…) ou leurs transferts vers les eaux brutes (rivières, nappes), apparaît comme la solution de bon sens.

Pour autant ce n’est pas la voie la plus simple : cette démarche implique d’être partagée avec les collectivités, agriculteurs, particuliers, gestionnaires d’entreprises… pour que se mettent en place des pratiques alternatives, nouvelles.
En comprendre ensemble la faisabilité et les raisons amènent à s’investir.
Mobilisons-nous, chacun à notre niveau !

1985-1989 : le Service Technique des Eaux de la municipalité s’alarme face aux montées régulières de pollutions de l’eau brute par les nitrates (avec des pics jusqu’à 40mg/l), et par des triazines (atrazine, simazine).

1992 démarre un partenariat avec les agriculteurs : des conventions agricoles sont mises en place. Couvrant 70 ha environ et touchant 15 agriculteurs volontaires, le principe résidait en une indemnité versée aux exploitants en contrepartie de pratiques agricoles adaptées à l’environnement du captage : abandon de la culture du maïs dans la rotation des cultures, mise en place de bandes enherbées le long de rivières ou de fossés, maintien des prairies extensives, fertilisation azotée raisonnée… Des mesures pionnières.
Résultat : une stabilisation des contaminations dans l’eau.

2001 : les agriculteurs sont incités à convertir leurs sols à l’agriculture biologique avec comme débouché aval la restauration scolaire collective.
Deux céréaliers se lancent : leur blé bio. produit en partie sur la zone du captage est transformé en pain bio pour la restauration collective municipale.

Le point essentiel : le dialogue instauré entre les gestionnaires de la ressource et les agriculteurs, pour trouver ensemble un chemin, comme l’eau…, entre les contraintes des uns et des autres.